Qu'est-ce que la biotech? > Le rôle des protéines


Des molécules indispensables et pluridisciplinaires


Pourquoi les protéines sont-elles aussi essentielles ?

 
Si les protéines sont formées ý partir d'un nombre limité de composés (20 acides aminés), la possibilité infinie de faire varier la séquence de ces acides aminés explique leur variété. C'est la raison pour laquelle les protéines assurent un large éventail de fonctions ý la base de la vie :
   
 
Les protéines participent ý l'élaboration des tissus musculaires, nerveux, osseux, cartilagineux.
   
Elles assurent le transport de l'oxygène : c'est l'hémoglobine véhiculée par nos globules rouges.
   
Elles digèrent nos sucres, contractent nos muscles, lisent notre ADN : ce sont les enzymes.
   
Elles captent les toxines et nous protègent : les anticorps. Elles servent de messagers entre nos cellules : des hormones.
   
Maîtriser la production des protéines, c'est accéder ý la re-production de leurs effets.



Pourquoi ne pas produire des protéines avec la chimie ?

La chimie ne peut pas synthétiser des protéines en grandes quantités. Des édifices d'atomes aussi importants sont impossibles ý assembler.
Avant le développement des biotechnologies, on pouvait néanmoins extraire les protéines : ý partir de plasma sanguin (anticorps, agents de la coagulation) ou d'organes prélevés chez les animaux (insuline). Mais ces techniques exigeaient de grandes quantités de matières premières, parfois insuffisantes.
Enfin, l'extraction ne présentait pas toutes les garanties en matière de sécurité.
 




Produire des protéines avec les biotechnologies, quelle différence ?

Comme tous les organismes vivants partagent le même code génétique, le fragment d'ADN va servir de plan de fabrication de la protéine dans l'organisme de la bactérie.
Les biotechnologies permettent de répliquer des protéines en grandes quantités. Ce qui est fondamental quand il s'agit de les produire dans un but thérapeutique. La technique repose sur le principe du "copier/coller": une séquence de l'ADN de la protéine est découpée. Elle est ensuite collée dans la séquence de l'ADN d'une bactérie.
Exemples :
  L'insuline : Cette technique est validée en 1978. Le chercheur Herbert Boyer réussit ý introduire le gène de l'insuline humaine dans une bactérie et ý la transformer en usine miniature, capable de reproduire, une réplique de l'insuline de l'Homme. Les malades diabétiques peuvent dès lors se passer d'insuline extraite de pancréas d'animaux.
  L'érythropoïétine : Un chercheur d'Amgen a introduit le gène de l'érythropoïétine humaine en multiples exemplaires dans des cellules de mammifères. Elles produisent, en fermentateurs, des quantités d'érythropoïétine utiles en thérapeutique, inaccessibles ý la médecine jusqu'alors. Il devient possible de contrÙler la production de globules rouges, ce qu'aucun médicament chimique ne pouvait permettre jusqu'alors.